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vendredi 18 octobre 2013

Conférence ou Non-Conférence: les différences culturelles dans les événements RH européens

Les semaines dernières, j'ai pas mal bougé. Toujours au nom du recrutement moderne ou innovant ou digital, ... bref, j'étais en quête de news dans ma branche excitante qui lie deux de mes passions: le recrutement et les nouvelles technologies.

D'abord, en mi-septembre, j'ai voyagé à Cologne, grande ville allemande traversée par le Rhin et où boit une bière qui s'appelle "Kölsch", pour être présente au plus grand salon RH d'Allemagne, le "Zukunft Personal". J'ai d'ailleurs rédigé un billet en français pour le blog recrutementmediasociaux pour parler des dernières tendances du recrutement en Allemagne.

Ensuite, j'ai passé quelques jours à Munich pour participer à la conférence "World Talent Forum" où, entre autres intervenant, une ancienne star du foot allemand, Karl-Heinz Rummenigge, nous parlait de l'acquisition de nouveaux talents dans le football. Son discours était un des plus passionnants de tous.

Début octobre direction Zurich pour écouter, lors de la "Recruiting Convention 2013", ce que les Suisses avaient à raconter sur le recrutement et de la promotion de la marque employeur. Une journée riche d'informations et de rencontres dans un bel endroit au bord du lac de Zurich. Le lendemain, présentation en avant-première de la nouvelle CV-thèque de jobs.ch, le CVcloud.

Enfin, cette semaine, j'ai refait mes bagages pour me rendre à Paris. Mardi, 15.10, avait lieu la #rmsconf, la conférence du recrutement mobile et social, et mercredi, 16.10., j'enchaînais sur la NON-conférence du recrutement, le #TruParis.

En un mois, j'ai parcouru 3 pays pour assister à des événements en lien des RH: l'Allemagne, la Suisse et la France.

Les sujets traités étaient plus ou moins similaires d'un pays à l'autre: il y avait des exemples de recrutement innovant en entreprises (les "Best Practices" - ou, pour rester françaisément correct, les meilleures pratiques), des exposés sur les problématiques de recrutement de nouvelles et d'anciennes générations (Y, bien sûr, mais aussi la génération des Séniors qui devient de plus en plus importante -> faut y penser), le Sourcing Direct et les dernières technologies dans le domaine.

Après, il existe des thématiques plus ou moins inhérentes à chaque pays. En France cela peut être le quota de personnes handicapées à embaucher dans une entreprise ou encore la mauvaise expérience candidat (une des pires dans les 3 pays en question, d'ailleurs), par exemple.

En Allemagne, ce sont ces questions qui tournent autour de la législation très restrictive du traitement de données personnelles dans le processus de recrutement. En dehors de cela, un sujet dont on ne parle pas vraiment en France, mais qui apparaît régulièrement en Allemagne et en Suisse: la notation de l'entreprise sur des plateformes qui ressemblent un peu à TripAdvisor, juste que là, on évalue son employeur.

Ce qui est, finalement très intéressant, après avoir participé à tous ces événements RH "européens", c'est de comparer les ambiances et l'organisation des conférences.

Les événements allemands et suisses sont souvent très bien organisés (stéréotype oblige ;-), les endroits sont très propres, nickels, pro, peut-être tout est même un peu trop parfait et brillant. On donne plutôt des cours magistraux, les interventions durent 45 minutes et paraissent interminables. Sauf s'il y a des Suisses qui animent un spectacle amusant. Oui, la Suisse, on y fait des événements un peu "germaniques" tout en leur prêtant un esprit un brin décalé. C'est charmant, c'est (tip)top (comme on dit chez eux).

Et en France, tout es bien organisé aussi. Mais par moments, il y a des trucs qui manquent (le café l'après-midi lors de #TruParis par exemple ou, tout d'un coup, il n'y a plus rien à manger), la technique qui lâche, des toilettes un peu dégueues, une affiche qui tombe. Mais bon, ça c'est vraiment des détails.

Contrairement aux cours magistraux allemands, on a des séquences de 20 minutes de contenu suivies de quelques questions du public. Çà, c'est vraiment bien. On n'a pas le temps de s'ennuyer ou de commencer à penser à autre chose. Par contre, tout va très vite - mais ça c'est peut-être dû au fait que je suis allemande. Même si je comprends pratiquement tout, 10 heures de contenu en presque continu, c'est quelque chose.

Mais ce que j'aime le plus dans les conférences ou non-conférences françaises, c'est le partage et l'esprit de réseautage. Je ne sais pas si cela est dû à la branche ou à notre passion commune pour les nouvelles technologies, mais j'ai rarement "réseauté" aussi bien qu'en France! Et par là j'entends parler à des gens que je ne connaissais pas auparavant.

C'est comme ça: en France on aime papoter, beaucoup, de préférence. Et j'aime ça aussi!